Répartition géographique

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La répartition de l'intolérance au lactose autour du globe démontre que tous les êtres humains ne naissent pas égaux face à ce disaccharide. En effet, seulement 4% de la population scandinave en souffrirait alors que l'incidence augmente à mesure que l'on gagne les régions du sud.

Les pays du pourtour méditerranéen avancent des chiffres de l'ordre de 50-75%, l'Afrique affiche un taux étonnant d'environ 80% et l'Asie et l'Extrême-Orient connaissent une ampleur du phénomène inégalée avec environ 90% d'intolérance dans la population.

A l'échelle mondiale, c'est une proportion de trois quarts de la population qui est touchée par ce phénomène. Il faut noter que les chiffres varient légèrement d'une étude à l'autre.

Une équipe de scientifiques a trouvé la parade en identifiant chez plus de 1000 personnes de 5 groupes ethniques différents (finlandais, chinois, italiens, allemands et sud-coréens), non pas au sein du gène de l'enzyme (lactase), mais à proximité, une mutation qui se retrouve dans les populations non affectées par l'intolérance au lactose.

Une découverte étonnante dans la mesure où l'on s'attendait plutôt, d'une part, à identifier ce type de variant dans le gène de l'enzyme et, d'autre part, chez des individus intolérants au lactose. En fait, il s'agit vraisemblablement d'une adaptation très ancienne du génome humain à l'environnement, car elle se trouve au sein de nombreuses populations d'origines très différentes. Selon les auteurs de l'étude, cette mutation s'est probablement produite avec l'apparition de la domestication des bovins et des caprins et donc la consommation de produits laitiers. Ils spéculent qu'à l'origine, l'homme adulte n'était pas fait pour digérer le lait et que, grâce à ce petit coup de pouce de la nature, un gène de tolérance au lactose a pu se transmettre de génération en génération.

Pourquoi certains individus sont-ils dès lors encore affectés par l'intolérance au lactose ? Pour les auteurs de l'étude, les individus intolérants au lactose sont en fait porteurs du gène original de lactase-phloridzine hydrolase, c'est-à-dire dépourvu de la mutation proximale.