Etude sur la tolérance au lactose

Un projet - appelé LeCHE (Lactase persistence and the early cultural history of Europe) - financé par l'Union Européeenne et coordonné par l'Université d'Uppsala (Suède) va tenter de déterminer quand et où la capacité de digérer le lait est apparue. La tolérance au lactose, c'est-à-dire la capacité de digérer le lait à l'âge adulte, est largement répandue en Europe du Nord. Mais le taux d'adultes pouvant digérer les produits laitiers diminue à mesure qu'on descend vers le Sud. La persistance de la lactase (enzyme permettant la digestion du lactose) à l'âge adulte est rendue possible grâce à une mutation génétique qui est apparue, environ 7'000 ans av. J.C., à la fin de l'âge de pierre, chez des populations d'éleveurs qui utilisaient le lait comme nourriture à l'âge adulte. Les plus anciennes traces d'une telle consommation ont été trouvées dans une région faisant partie de la Grèce actuelle. On présume que cette mutation génétique a contribué de manière importante à la transition entre la chasse et le mode de vie agraire et s'est répandue par la suite sur le reste du continent, mais plusieurs théories existent à ce sujet. Espérons que le projet LeCHE qui, depuis l'année passée, réunit 15 équipes de chercheurs spécialisés en génétique, chimie et archéologie permettra d'en savoir plus. Sources: LeCHE, http://sites.google.com/a/palaeome.org/leche/ Uppsala University, http://www.uu.se/news/news_item.php?typ=pm&id=279 Cordis, http://cordis.europa.eu/